Le procès du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda s’est ouvert ce mardi 21 avril 2026, marquant le début d’une procédure très attendue autour de la gestion controversée de ce mécanisme destiné aux victimes de la Guerre de Six Jours de Kisangani.

L’ancien coordonnateur de la structure comparaît devant la justice pour détournement présumé de plusieurs millions de dollars. Plusieurs témoins ont été appelés à la barre, dont des représentants de la société Divo, dans le cadre d’une affaire qui pourrait révéler un scandale de grande ampleur. Au cœur des débats : des fonds destinés à indemniser les victimes de guerre qui auraient été détournés à des fins personnelles. Le tribunal devra établir les responsabilités dans cette affaire sensible, suivie de près par l’opinion publique.
Ce procès intervient dans un contexte de suspension du processus d’indemnisation, décidée par le gouvernement à travers le ministre de la Justice, afin de renforcer la transparence et corriger les irrégularités constatées.
Parmi les principales préoccupations figurent des anomalies relevées dans les listes des bénéficiaires, remettant en cause la crédibilité du processus initial. Sur les 194 millions de dollars mobilisés pour ce fonds, près de 28 millions avaient déjà été décaissés avant la suspension.
Ce dossier met en lumière les défis persistants liés à la gestion des fonds publics en République démocratique du Congo, notamment lorsqu’il s’agit de réparations destinées aux victimes de conflits armés.
EVANS KASAMBA Congo Impact média



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